UPC

L’UNIQUE VOIE DU SUCCES

Le 10 Avril 1948, les consommateurs attablés dans un café de la banlieue de Douala ne prêtaient même pas une attention distraite à un groupe d’honnêtes gens qui, non loin d’eux pourtant, dans le même établissement, devisaient autour d’un document, devant un verre complice. Ces consommateurs pouvaient encore moins s’imaginer que là-même, à côté d’eux, se discutaient des questions d’un intérêt capital pour l’avenir du Kamerun. Qui étaient ces honnêtes gens ? C’étaient entre autres Ruben UM NYOBE et YAPP Emmanuel, les fondateurs du mouvement national kamerunais. A l’issue de leurs délibérations, l’UPC vit le jour, sur les bords du Wouri. C’était là une cinglante réplique au geste des colonialistes qui, un an plutôt, avait étouffé presque dans l’œuf la première organisation politique lancé par les patriotes de notre pays. Naissant dans un pays colonisé et divisé, l’UPC s’assignait comme tâche urgente, la lutte pour la Réunification et l’Indépendance nationales. Une telle lutte, pour être efficace avait besoin d’être organisée politiquement. D’où la nécessité, en premier lieu, de « grouper et d’unir » les habitants du pays. L’UPC s’attela résolument à cette besogne et s’en acquitta de façon remarquable. Le système colonial n’était fort qu’à cause des divisions qu’il suscitait et entretenait à dessein. Notre union le rendrait inévitablement vulnérable à tous les coups. Mais l’union, pour être véritable, devait porter sur toutes les couches de la population. Il fallait unir le paysan, et l’ouvrier, le lettré et illettré, le pêcheur et le chasseur, le croyant et le non croyant, le fonctionnaire et le travailleur du secteur privé, le chômeur et le travailleur, le côtier et l’homme de l’« Hinterland » (l’intérieur), le policier et le civil; à la seule condition que tous, hommes et femmes, jeunes et vieux, aient à cœur de lutter pour libérer leur pays du joug de la domination étrangère. Aucune considération régionaliste ou tribaliste n’entrait en ligne de compte, n’en déplaise à ceux qui, après avoir mordu au pain de la corruption et de la trahison, sont passés de l’autre côté de la barricade et voudraient se servir du cheval de bataille « tribaliste » pour se disculper aux yeux du peuple. Ils ont là mauvaise recette car, même nos adversaires les plus forcenés en sont venus à reconnaître en l’UPC, « le grand mouvement unificateur des différentes races au sein d’un parti de masses »

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Ainsi donc l’UPC a fait un travail on ne peut plus positif. Toutes les énergies saines du pays se retrouvent dans les rangs pour mener jusqu’au bout la Révolution. Déjà, Mr René MAURIES écrivait à ce sujet dans « La Dépêche du Midi » du 15 Décembre 1956 : « Elle (l’UPC), plonge ainsi à pleine main dans la masse qu’elle pétrit … Elle rassemble les chômeurs de New-Bell, elle séduit la jeunesse, tente les fonctionnaires, endoctrine les femmes et reçoit l’appui des intellectuels ! » Et plus loin, comme pour préciser sa pensée, le journaliste affirmait : « Sous la bannière de l’Indépendance immédiate et de la Réunification, l’UPC groupe désormais non seulement les populations flottantes et les chômeurs, mais encore beaucoup de fonctionnaires, de planteurs et de chefs traditionnels.»
Bien sûr tous ses succès, l’UPC les doit à ses bonnes méthodes de travail, au sens de responsabilité et à l’esprit discipliné de ses militants. Groupés et unis au sein de l’UPC, les habitants de notre pays n’étonneraient pas tant de monde aujourd’hui s’ils n’ignoraient les principes directeurs du Parti, de même que la théorie de la révolution. Donc Union, Education, Discipline et Action ont été et demeurent les clés du succès de la Révolution Kamerunaise. Autrement, comment un peuple sans défense pourrait-il savoir résister si courageusement à un ennemi armé jusqu’au dents, et mieux, lui infliger de cinglantes défaites comme celles qu’essuient chaque jour dans notre pays les mercenaires français ? Comment des jeunes gens armés des seules machettes et des seules lances pourraient-ils mettre en déroute un ennemi apparemment redoutable, mais vulnérable ? Comment ces jeunes gens réussiraient-ils sous la barbe des bourreaux du peuple à
mobiliser, comme l’affirme le Figaro dans son numéro du 11 Janvier 1960, 100.000 personnes en une seule nuit pour creuser des tranchées? Comment !…

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Une réflexion sur “L’UNIQUE VOIE DU SUCCES

  • C’est d’avoir un site seulement je prose qu’on ai un coin bibliothèque ou les lecteurs vont télécharger nos publications

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