A propos
Il est temps de chiffrer les sacrifices africains et d’exiger réparation, vérité et souveraineté.
Rejoignez cet espace de combat intellectuel pour libérer l’Afrique de l’oubli et de l’emprise française sur le Cameroun.
Ce site se veut un lieu de réflexion et de mobilisation pour une Afrique souveraine, fraternelle et solidaire.
Avec ce site, les patriotes camerounais et africains en général, se dotent d’un d’espace supplémentaire de rencontres et de partages sur l’actualité désormais brulante de la résolution du « Contentieux historique » des pays francophones, plus particulièrement du Cameroun d’avec la France. Cet espace, nous le souhaitons vivement, devrait permettre au plus grand nombre, avec fraternité et solidarité, de s’approprier leur histoire, de regarder dans la même direction pour la résolution du « Contentieux Historique ».
Il faut dire, qu’il y a encore quelques décennies, pas grand monde, pour ne dire personne, ne connaissait ou ne parlait d’un « Contentieux Historique Cameroun – France », car effleurer ce sujet signifiait de façon quasi certaine, la mort, tellement les enjeux étaient incommensurables. Heureusement, les temps commencent à changer, des voix s’élèvent de par le monde pour que lumière soit faite sur cette période abominable (de 1940 à nos jours).
A titre de rappel, cette notion du « Contentieux historique Cameroun-France » est évoquée pour la première fois, à la page 33 du chapitre 1: Aux racines du mal camerounais, de l’ouvrage, » L’UPC face au marasme camerounais, l’esprit d’avril à la rescousse ! » de Daniel YAGNYE TOM. Ouvrage publié aux éditions l’Harmattan en 2004.
Il faut remonter au 27 Août 1940 pour comprendre ce qui s’est réellement passé, soit :
- La création de la France libre ;
- L’émancipation du Cameroun vis à vis de la France métropolitaine de Vichy, avec la proclamation de son indépendance politique et économique.
Une date historique, scientifiquement et méthodiquement effacée de la mémoire collective par la France de De Gaulle et de ses successeurs respectifs pour le « bien-être » exclusif de ce pays et de ses complices et mains agissantes camerounaises.
Aujourd’hui où la Pologne présente une facture à l’Allemagne, de plus de 1500 milliards de dollars, qui représentent les dégâts causés par l’Allemagne sur son territoire durant la 2ème Guerre Mondiale, il est temps pour le Cameroun et l’Afrique de chiffrer aussi leur décisive participation dans cette guerre avec le nombre de soldats, de blessés, d’invalides, de morts ainsi que leur immense contribution matérielle et financière.
Malheureusement, en lieu et place d’une reconnaissance de la France pour la participation cruciale des camerounais dans cette guerre, la France décide dès 1955 d’entrer en guerre contre les populations camerounaises, qui ne revendiquaient que leurs droits légitimes à leur indépendance à travers les militants et les sympathisants de l’Union des Populations du Cameroun (UPC), parti historique architecte de cette indépendance. Commence ainsi une répression sauvage, inique avec des moyens honteusement disproportionnés et infâmes contre les nationalistes camerounais qui étaient pour la quasi-totalité de simples cultivateurs ou petits commerçants. Le principal objectif étant la création d’un état camerounais entièrement acquis à la France.
L’UPC, parti historique, en a payé le tribut le plus lourd. Nous pouvons affirmer que de 1955 à 1970, des centaines de milliers de militants et sympathisants du parti historique « UPC » furent à cause d’un idéal de justice et d’équité pour leur pays, pourchassés, massacrés, exterminés, exilés avec méthode. L’épopée UPCiste de la conquête de l’indépendance qui a généré des « rivières du sang de ses martyrs » a finalement accouché d’un simulacre d’indépendance le 1er Janvier 1960, refusé par André Marie Mbida mais validé et appliqué par Ahmadou Ahidjo. Simulacre d’indépendance dont le Cameroun continue de payer un lourd tribut pour le seul compte de la France et de ses comparses. Car comment comprendre la réticence de la France, à ouvrir les archives de cette abominable et sombre période qui court de 1940 à nos jours, afin de permettre de vider ce contentieux dont la putréfaction est désormais intenable ? Nous avons l’absolue conviction qu’il s’agit ici de l’une des véritables racines du « Contentieux Historique Cameroun – France »
Le vent de libération est entrain de se lever pour que le Cameroun puisse enfin se libérer de son odieux et pervers système politique. Odieux système qui depuis 1958, continue de pérenniser l’emprise de la France, avec certaines forces politiques du Cameroun œuvrant pour la continuité de ce statu quo néocolonial, avec la mainmise du franc CFA sur notre économie. Cette hégémonie insoutenable et violente, perdure jusqu’à ce jour sous forme de conventions, de compromissions, de malversations, de privilèges, de crimes sous toutes ses formes, au détriment de la majorité des camerounais. Cette sinistre histoire dont les traces ont été soigneusement effacées de la mémoire collective, prive ainsi les Camerounais d’un pan capital de son abominable patrimoine historique, dont la France a le rôle essentiel ». L’heure n’est ni à la haine, ni à un esprit de revanche comme le déclarait le MPODOL quelques temps avant son assassinat : « Nous ne cesserons de proclamer affirmait-il, que le peuple camerounais n’a jamais confondu, qu’il ne confond pas et qu’il ne confondra jamais le peuple de France son allié, avec les colonialistes français ses oppresseurs ».
Ce site est désormais à votre disposition, pour vos publications sur ce sujet douloureux. Nous vous invitons ainsi à faire de cet espace un lieu de réflexion, un moment d’inspiration, de culture et de mémoire pour un Cameroun et une Afrique indépendantes, souveraines, fraternelles et surtout solidaires.
Nous contacter: redacteur@histoirecamerounfrance.com
Dr Daniel YAGNYE TOM
Président de l’Alliance Patriotique et
Représentant spécial de l’UPC en Afrique australe et centrale.