LE PROBLÈME UPÉCISTE -1-
Comment se fait-il que le Cameroun se soit plongé progressivement dans l’indifférence de l’UPCisme alors que l’UPC a inspiré et dirigé la lutte pour la réunification et l’indépendance, pour laquelle des centaines de milliers de camerounais ont donné leurs vies parmi lesquels les meilleurs filles et fils de ce pays ? Comment en sommes-nous arrivés là ?
Que voudrait dire être UPCiste aujourd’hui ? Qu’est-ce que le problème upéciste, quelle serait son origine et comment a-t’ il évolué ? Quelle solution pour l’UPCisme aujourd’hui ?
L’UPCisme est l’expression la plus fidèle du nationalisme (patriotisme) et du panafricanisme camerounais [1]. L’UPCisme est essentiellement un humanisme, source de solidarité et de fraternité… [2]
Être upéciste, c’est d’une part lutter pour le Changement démocratique, le développement et l’émancipation des populations de notre pays, et d’autre part, c’est surtout assumer l’histoire et l’héritage de l’UPC, c’est-à-dire revendiquer et défendre l’histoire de notre parti, œuvré de toutes ses forces à la solution du contentieux historique de notre pays [3].
1- LA NATURE ET LA GENÈSE DU PROBLÈME UPÉCISTE
Tout a commencé avec les massacres de mai 1955, ensuite la machine de destruction de l’UPCisme s’est mise en place et a accompli scrupuleusement, et avec dextérité, les orientations reçues des officines françaises.
a) La trahison comme la première manifestation du problème upéciste.
Comme ce qui est arrivé dans toutes les luttes de libération un peu partout dans le monde, l’administration française a réussi à avoir ses agents infiltrés dans l’UPC quelque temps après sa création, mais ils étaient tapis dans l’ombre…Leurs activités de rébellion et de trahison ouvertes ne commencèrent qu’après les massacres de Mai de 1955, lorsque la France avec cette impitoyable effusion de sang, a montré ouvertement sa ferme détermination à ne pas permettre l’indépendance de notre pays. Tout en assurant à ses agents infiltrés dans l’UPC de son soutien indéfectible, la France a encouragé des affrontements internes, puisque le moment était arrivé où il fallait affaiblir et mener des opérations de déstabilisation ouvertes, pour créer des scissions du parti nationaliste.
Afin de mieux comprendre ce qui se vit aujourd’hui avec toutes ces multiples UPC, revenons à la source de ce problème.
Pour exemple prenons ce défi de deux UPCistes, Maah Timothée et Penda Pierre, des renégats qui se voulaient « légalistes et pacifistes « , qui ont écrit ceci le lundi 4 juin 1956 dans la « Presse du Cameroun » (4) : « Par son article paru dans la « Voix du Kamerun » d’Avril 1956, Kingué Abel, Vice-président de l’UPC, excite le peuple camerounais désarmé à la violence. Comme si le sacrifice du mois de mai 1955 ne suffisait pas, les dirigeants de l’UPC entendent immoler la population camerounaise toute entière dans le but de réaliser leur rêve de domination du Cameroun par le communisme. Pendant qu’ils continuent à se cacher (même en zone britannique où pourtant personne ne les inquiète) alors qu’ils n’ont ni troupes, ni armes, ces « vaillants généraux » qui n’auraient aucune envie d’aller eux-mêmes au front (leur vie est trop précieuse pour qu’ils l’exposent) osent écrire : »le nationalisme modéré ne
Dr. Daniel