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Contentieux National

La crise du système MBIDA-AHIDJO-BIYA.

La crise…la crise…la crise…oui le mot est enfin lâché, le Cameroun est en crise!
De soubresaut en soubresauts, en permanence dans la répression et le mensonge, le système
néocolonial Mbida-Ahidjo-Biya né de la guerre atroce de la France contre nos populations (le
Contentieux Historique franco-camerounais) est encore une fois entré dans une crise ouverte.
Mais pourquoi s’agit-il cette fois-ci d’une crise irréversible ?
LA CRISE
Habitué à s’en sortir, soit par la Violence, soit par le Mensonge ou par la Corruption , soit par tous les
trois en même temps, le régime Biya s’est cru vacciné tellement il a pu se tirer de situations difficiles,
il a survécu à une tentative de coup d’état, il a dépassé les villes mortes et les émeutes de la
faim…impavides et sereins, les jouisseurs de L’UC-UNC-RDPC, ne se sont pas encore rendus compte
qu’ils sont en train de vivre une situation inédite depuis le début de ce qui est faussement appelé
« crise anglophone « .
Après avoir longtemps nié l’existence d’un problème « anglophone » dans le pays, après avoir affirmé
qu’il n’y avait pas de partie avec laquelle un dialogue sur cette crise serait possible, Mr Biya a
finalement reconnu l’existence d’un Contentieux Historique National en organisant son Grand
Dialogue National qui malheureusement n’a rien résolu, s’en est suivie une forte offensive militaire,
apparemment la situation « s’améliore » aujourd’hui, le cardinal TUMI l’a constaté sur le terrain mais
comme il a dit lui-même les problèmes demeurent…or tant que les causes des problèmes ne seront
éradiquées, Rien ne sera définitivement résolu ,puisqu’il est certain que les approches telles que le
Statut Spécial ne seront jamais la solution adéquate et n’apporteront rien de nouveau, avec des
hauts et des bas, il faudrait s’attendre à une persistance du conflit armé fratricide avec son lot
d’exactions de plus en plus insupportables.
UNE CLASSE POLITIQUE OFFICIELLE DÉPASSÉE ET EN DÉPHASAGE AVEC LA RÉALITÉ.
L’UC-UNC-RDPC et ses partis satellites sont des regroupements pluri ethniques dirigés par des
jouisseurs chroniques déconnectés de la réalité du pays et du monde, c’est ainsi que dans notre pays,
la visite d’un ministre français des relations extérieures devient le centre des intérêts de toute la
classe politique officielle qui se bouscule pour être reçue. Sans dignité ni amour propre, ces hommes
expriment ouvertement leur loyauté envers la France…Allez au Nigeria, au Ghana, en Tanzanie, dans
les deux petites îles de Sao Tomé et Principe ou même en Angola et etc. Posez en public la question
de la nécessité d’une monnaie nationale dans ces pays et vous en aurez honte…alors que chez-nous,
on pourrait passer des heures et des années à discuter de ce sujet pourtant déjà résolu dans
plusieurs pays du continent.
Au moment où dans notre pays, la jeunesse et les populations tiennent à prendre leur destin en
mains, alors qu’un peu partout dans le continent les voix se lèvent pour se libérer de la FrançAfrique,
nos hommes politiques eux sont persuadés que sans l’aval de la France, ils n’arriveront jamais au
pouvoir, c’est pourquoi il est plus facile de les voir à Paris ou en train d’échanger au téléphone avec
des fonctionnaires subalternes de Matignon et de l’Elysée au lieu de sérieuses rencontres de travail
avec les autres formations politiques du pays.

LES ÉLECTIONS, UNE MASCARADE PITOYABLE ET UN MIROIR DE LA CRISE.
Rien ne montre le plus la faillite du système néocolonial Mbida-Ahidjo-Biya et la crise dans laquelle il
est enlisé que son système électoral misérable. ELECAM est incapable de respecter la loi électorale
qui exige la publication des listes des candidats retenus 60 jours au moins avant la clôture du scrutin.
Le dernier délai de cette fixation était le 9 Décembre à minuit, ce qui n’a pas été fait !
Pour un univers de 300 partis politiques, ne participent aux élections législatives que 35 parmi
lesquels L’UC-UNC-RDPC qui apparaît de facto comme l’unique parti national du pays, tous les autres
étant des partis « ethniques » ou « régionaux » tout au plus. Aujourd’hui même avant ces élections le
parti au pouvoir s’est déjà octroyé 17 députés sans péril aucun par manque d’adversaires politiques,
ce parti avec 208 listes à lui seul en présente presque la moitié, les autres 34 formations politiques se
répartissant le reste parmi lesquelles aucune n’atteint la centaine, l’UNDP qui a le plus de listes ne
présente que 93, tandis que le Sdf 75 et le PCRN 44,ces 3 partis ne présentent que 212 listes au total
!
Aucun parti de la soi-disante opposition ne brigue ne serait-ce que la moitié (90) des sièges de
l’Assemblée nationale, l’UNDP ne brigue que 63, le Sdf 51 et le PCRN 35, Tous les trois ensemble ne
briguent que 149 sièges…
Lorsque l’on soustrait les 17 députés déjà acquis par L’UC-UNC-RDPC, on peut mieux constater la
forfaiture…puisqu’il s’agit dans notre pays d’une démocratie de misère et de mendicité car à quoi
servent les partis politiques si ce n’est pour exercer le pouvoir politique?
Pendant toutes ces décennies à quoi ont servi les Ni John FRU NDI, BOUBA BELLO MAIGARI et NDAM
NJOYA…s’ils se savaient incapables d’arriver au pouvoir ? Que servira un Cabral LIBII avec son PCRN
(pop corn) si ce n’est de combattre l’UPC ?
Ces élections mettent à nu le système Mbida-Ahidjo-Biya et prouve encore une fois que tous ces
hommes politiques tels de grands mendiants ne participent aux élections que pour prendre leur
maigre part de gâteau et n’ont en réalité que le rôle subalterne d’accompagnement du système
néocolonial Aujoulatiste.
Mais cette fois l’une des grandes particularités est l’exclusion administrative de l’UPC.
Après avoir longtemps encouragé l’existence officielle de plusieurs UPC et leur bicéphalisme, le
gouvernement camerounais trouve l’heure arrivée de faire disparaître totalement de la scène
politique le parti historique responsable de la Réunification et de l’Indépendance du pays au profit du
Pop corn ( PCRN) de Cabral LIBII, le petit Ahidjo Bassa qui tel le sanguinaire Ahmadou Ahidjo de triste
mémoire, s’implique activement dans l’extermination de l’UPCisme, il lui aurait été promis plusieurs
députés au cas où il participerait aux élections…mais l’UPC en a vu d’autres et a survécu à Ahidjo, elle
survivra donc au mini Ahidjo.
Il reste aux UPCistes du pays de relever ce défi tout en comprenant définitivement la nécessité d’une
Unité de l’UPC et d’une Alliance Patriotique forte!

On ne pourrait terminer sans ajouter ici que ce régime Mbida-Ahidjo-Biya dont le tribalisme est un
important pilier a réussi à miner sérieusement l’unité nationale née lors de l’épopée UPCiste lors de
la conquête de l’Indépendance du pays car en même temps que l’on rencontre un petit groupe
d’extrémistes Bamileké convaincus qu’ils pourraient seuls et contre tous arriver à la magistrature
suprême, on trouve un bon nombre de Bassa dans le PCRN et un peu ailleurs avec un langage
réactionnaire incriminant les Bamileké de s’être enrichis sous Ahidjo-Biya et d’avoir ainsi trompé les
Bassa lors de la guerre pour l’indépendance, comme si tous les Bamileké se seraient subitement
enrichis et qu’ils étaient les véritables responsables de l’éternel enclavement du pays Bassa, une
sourde haine est ainsi nourrie contre les Bamileké et le MRC …les milieux néocolonialistes du pays
tiennent à ce que l’axe de fraternité patriotique Bamileké-Bassa qui a été le moteur de la lutte
glorieuse et historique de notre peuple lors de la guerre d’indépendance ne se reconstruise plus
jamais…mais à notre peuple et à sa jeunesse le dernier mot !!!
LA SOLUTION VIENDRA DU PAYS ET NON DE L’EXTÉRIEUR.
Contrairement à toutes les crises précédentes que le régime a survécus, l’actuelle prend sa source
dans le Contentieux Historique franco-camerounais, c’est la raison pour laquelle elle ne sera jamais
résolue avec de petites réformes telles que le statut spécial.
Car le pays tout entier a été rattrapé par son Histoire, en participant aux élections du 9 février le Sdf
trahit son électorat et le pays tout entier, et on constate bien aujourd’hui que la faillite de la
Réunification n’a été possible qu’avec la participation active des élites anglophones, le visage que
montre le Sdf au pays est lamentable, il apparaît ainsi plus compromis avec le système néocolonial
que le MRC! Qui l’aurait cru?

Alors qu’il lui est impossible de se présenter librement dans ses propres fiefs, le Sdf tout honteux et
confus, a été incapable de se prononcer ouvertement sur sa participation aux futures élections qu’il a
conditionnée avec la solution du Contentieux Historique National au Cameroun Occidental, solution
carrément impossible avant le 9 février prochain. A la jeunesse et au peuple camerounais, aux forces
politiques du pays d’exiger un Dialogue National Inclusif dont les préalables sont:
Une déclaration de cessez-le-feu par la gouvernement
Une amnistie générale et inconditionnelle
La libération de tous les prisonniers politiques, Ayuk Tabe et tous les siens inclus.


Dr Daniel YAGNYE TOM (Dimax)
Président de l’Alliance Patriotique. Le 13 Décembre 2019

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